Teaching Lab : un espace pour apprendre, expérimenter et renforcer ensemble la qualité de nos formations
La semaine dernière, Febelfin Academy a organisé pour la première fois un Teaching Lab : une journée entièrement consacrée à nos formateurs. L’objectif était simple, mais ambitieux : inspirer nos enseignants, renforcer leurs compétences et favoriser les échanges entre eux autour d’une question essentielle : comment rendre nos formations encore plus pertinentes, interactives et qualitatives ?
Cette journée a permis de réunir de nombreuses initiatives. Le matin, les formateurs ont pu participer à trois ateliers : Science-Based Learning, L’IA comme alliée de votre formation et Storytelling. L’après-midi était consacré à une session collective autour du Febelfin Academy Quality Label, avant que Geert Van Mol ne clôture la journée avec une keynote RebelRebel.
Ce qui a rendu cette première édition particulièrement spéciale, ce n’est pas seulement la qualité du contenu. Un Teaching Lab n’est en effet pas une journée d’étude classique. C’est un espace où les idées sont testées, où les formateurs et les collègues échangent leurs points de vue, et où les réflexions se confrontent pour s’enrichir mutuellement.
De l’expertise à l’expérience d’apprentissage
L’un des fils rouges de cette journée était le passage de la transmission de contenu à la conception de l’apprentissage. Nos formateurs disposent d’une solide expertise métier, mais proposer des formations de qualité exige bien plus qu’un simple transfert de connaissances. Cela nécessite une structure pédagogique réfléchie, une bonne compréhension du public cible et des méthodes favorisant l’engagement des participants.
Cette vision était au cœur de l’atelier Science-Based Learning. Les participants y ont découvert comment les connaissances scientifiques et les principes d’apprentissage éprouvés contribuent à un apprentissage efficace. L’importance d’un regard critique sur les modèles et les méthodologies a également été soulignée : ce qui semble convaincant n’est pas toujours fondé sur des preuves solides.
Créativité et esprit critique vont de pair dans cette démarche. Un excellent formateur n’est pas seulement un expert de son domaine, mais aussi un concepteur pédagogique et un garant de la qualité, avec un objectif commun : développer des formations qui génèrent un véritable impact.
L’applicabilité à mes propres missions de formation est subtile et indirecte, mais ce n’est pas un problème en soi. Toutes les présentations d’aujourd’hui contribuent à nourrir la réflexion, à développer de nouvelles perspectives et à rester en phase avec certaines thématiques et évolutions du moment.
L’IA comme alliée, et non comme remplaçante
Alors que l’atelier Science-Based Learning mettait l’accent sur les fondements scientifiques et la qualité de l’apprentissage, l’atelier consacré à l’IA a montré comment la technologie peut aujourd’hui soutenir concrètement les formateurs dans leur pratique.
Le message central était clair : l’IA ne remplace pas le formateur, elle le renforce. Elle peut aider à concevoir des formations, créer des exercices, accroître l’interactivité ou encore fournir du feedback. L’expertise pédagogique et l’esprit critique du formateur demeurent toutefois indispensables.
L’IA peut notamment jouer le rôle de partenaire de réflexion tout au long du processus de conception. En analysant un projet de formation sous différents angles: celui d’un learning designer, d’un expert en pédagogie ou encore d’un participant, elle permet de faire émerger de nouvelles idées et des pistes d’amélioration. Elle enrichit ainsi la réflexion sans jamais s’y substituer.
Pendant les formations elles-mêmes, le rôle du formateur reste tout aussi essentiel. À une époque où les participants consultent eux-mêmes des outils d’IA, le formateur aide à interpréter l’information, à évaluer les sources de manière critique et à apporter le contexte nécessaire.
Enfin, l’atelier a souligné qu’il n’existe pas une seule manière d’utiliser l’IA. Chaque tâche requiert une approche adaptée. L’important est d’utiliser l’IA là où elle apporte une réelle valeur ajoutée, tout en restant vigilant quant à la fiabilité des résultats, à la protection des données et à la qualité des informations utilisées.
Storytelling : l’apprentissage commence par l’attention
Le troisième atelier était consacré au storytelling. Car même le meilleur contenu n’a d’impact que s’il parvient à capter et à maintenir l’attention des participants.
Les participants ont découvert comment une histoire bien construite suscite la curiosité, crée de la tension et rend des sujets complexes plus accessibles. L’importance de la connexion avec le public a également été mise en avant : un bon formateur ne se contente pas de raconter une histoire, il implique activement son auditoire.
La présence, l’utilisation de la voix, le rythme et les silences jouent eux aussi un rôle essentiel. Ils rendent le message plus crédible et renforcent l’engagement des participants.
Pour les formateurs, le storytelling n’est donc pas une simple technique, mais un puissant levier pour rendre les connaissances plus concrètes, plus pertinentes et plus faciles à retenir.
Le Quality Label comme boussole
L’après-midi, tous les participants se sont réunis autour du Febelfin Academy Quality Label. Cette session collective constituait le prolongement naturel des ateliers de la matinée. Car qu’il s’agisse de science-based learning, d’IA ou de storytelling, tous ces éléments convergent vers une même question : qu’est-ce qui fait la qualité d’une formation chez Febelfin Academy ?
Le Quality Label apporte une réponse à travers un langage commun et un cadre partagé. Il ne se limite pas à l’exactitude du contenu ; il englobe également la structure de la formation, sa pertinence, son approche pédagogique, l’interaction avec les participants et le transfert vers la pratique professionnelle. Une formation ne doit pas seulement informer les participants, mais aussi les aider à agir plus efficacement dans leur contexte professionnel.
Cette ambition de qualité repose sur une collaboration étroite entre les formateurs, les learning advisors, les responsables de formation, les instructional designers et l’ensemble de l’organisation. La qualité ne se construit ni à un moment précis, ni grâce à une seule personne. Elle se développe à travers la préparation, la concertation, la mise en œuvre, le feedback et l’amélioration continue.
Le keynote/atelier consacré(e) au Quality Label a été une initiative particulièrement pertinente. J’espère que les nombreuses idées et suggestions issues du brainstorming vous aideront à développer un label de qualité qui reflète un juste équilibre entre les intérêts de l’organisation, du formateur et du participant.
Keynote RebelRebel : osez être rebelle dans l’apprentissage
Lors de son keynote, Geert Van Mol a invité nos formateurs à faire preuve d’une forme de rébellion constructive. Non pas pour remettre systématiquement en question les habitudes existantes, mais pour continuer à se demander ce qui peut être amélioré au bénéfice des participants.
Fort de son expérience en tant que stratège digital, il a montré que la véritable innovation naît lorsque l’on ose remettre en question les schémas de pensée établis et expérimenter de nouvelles approches. Un message particulièrement pertinent dans le domaine de la formation : s’appuyer sur des méthodes éprouvées est confortable, mais apprendre implique aussi de se remettre en mouvement et d’innover.
Le principal enseignement ? Oser tester, accueillir le feedback et apprendre de ce qui ne fonctionne pas immédiatement. L’expérimentation n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’améliorer en permanence la qualité des formations.
Le keynote s’inscrivait ainsi parfaitement dans l’esprit du Teaching Lab : un lieu où les formateurs ne sont pas seulement des experts de contenu, mais aussi les concepteurs d’expériences d’apprentissage à fort impact. Car chez Febelfin Academy, l’apprentissage est un processus en constante évolution et c’est précisément là que réside notre force.